Étymologie

D’où vient le nom de Corcieux ?

Commençons l’Histoire de Corcieux en évoquant son nom.
Ecorçage ou Surcenage : pour étendre les clairières, par conséquent les terres cultivables, nos ancêtres pratiquaient le « surcenage » ou « cercenage », pratique qui consistait à écorcer les arbres tout autour du tronc, à la base, afin qu’ils périssent et puissent être abattus en toute impunité. Cet écorçage a probablement donné le nom de notre cité (Corcie en patois) et à plusieurs lieux-dits dans notre région : au Corcieux à Aumontzey, le Corsaire, la Cercenée à Gérardmer, le col de Surceneux entre Xonrupt et Bansur-Meurthe…

Autre hypothèse avancée par Monsieur Marc Georgel, docteur ès-lettres, ancien Proviseur du Lycée de Gérardmer, dans ses ouvrages sur les origines des noms des lieux-dits dans l’arrondissement : Corcieux pourrait venir du latin « corylus » signifiant coudrier ou noisetier. Pour lui, les racines « cor, Quer, Ker, Queur…» désignent cet arbre commun dans notre région. En patois, « un sauvage queur » est un orme, arbre proche du noisetier.


Quelle est l’origine du nom des habitants ?

L’Histoire (ou la légende) veut que les villages se soient établis en remontant le cours du Neuné sur les bords du marécage. À cette époque, deux cités lacustres auraient existé. La nuit, des feux-follets apparaissaient sur le marécage et une croyance s’implanta dans l’une des deux cités : celle-ci s’imagina voir ses voisins effectuer un bal nocturne et danser toute la nuit sur une musique d’un orchestre brillant par son absence. Ces danseurs furent appelés « feux-follets » ou « fous-follets », déformés par la suite en Forfelets, ce qui est le nom actuel des habitants de Corcieux.

La seconde version tient que le nom viendrait de Forfait et de Legs (prononcer Lè). Les habitants de Corcieux et de Gerbépal ayant racheté à leur seigneur les droits de banalité auraient été exemptés des droit de « neuvième » sur les successions. Ils auraient donc été « Forfait-legs ». La troisième version indique qu’un Seigneur de Corcieux, chassant vers la Grande Feigne, se serait trouvé près du marais, poursuivi par des feux-follets ; plus il courait, plus il était poursuivi ; il serait devenu fou et aurait été appelé «fou-follet ». À vous de choisir la version qui vous convient…

Bibliographie : Des défricheurs aux bâtisseurs – Auteur : André MOULIN – Ouvrage à tirage limité à 100
exemplaires par l’imprimerie S’Print Arts Graphiques – Epinal

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