Patrimoine de Corcieux

Place de l’église

De ce point, la vue s’ouvre sur les deux rues principales de Corcieux : la rue de l’Hôtel-de-Ville et la rue Henry. Elles sont représentatives du nouveau Corcieux dont la reconstruction s’est achevée en 1955. En effet, comme de nombreux villages des Vosges, le centre du bourg a été entièrement détruit le 15 novembre 1944 par l’armée nazie lors de son retrait à la fin de la Seconde guerre mondiale.
C’est l’architecte-urbaniste François-Boleslas de Jankowski qui réalise le Plan de Reconstruction et d’Aménagement mettant en oeuvre une nouvelle vision de la ville : de larges voies, un centre-ville moins dense avec des services administratifs regroupés, des zones de logements collectifs et d’activité industrielle en périphérie…

L’église paroissiale

L’église Notre-Dame de eglise_paroissialel’Assomption a été reconstruite entre 1955 et 1957, mais elle
conserve sa tour datant de 1715. C’est l’architecte en chef des Monuments Historiques Marcel Texier qui en a conçu les plans. Il privilégie le grès rose et orne le bâtiment de petites baies hautes en plein cintre rappelant les origines romanes de l’ancien édifice. Le chevet est percé d’un oculus au vitrail représentant l’assomption de la Vierge.
L’ancienne église dont la nef et la tour avaient été reconstruites au cours du 18e siècle conservait un choeur du 14e siècle.

Le presbytère et son annexe

ancienne_cureLa commune fait le choix de remplacer le vaste bâtiment qui servait de presbytère, situé le long de la rue de la Gare, par une habitation et une annexe. Le presbytère à l’allure de chalet est un immeuble préfinancé dit « économique » dont les plans sont dressés par les architectes Lucien Toussaint et Michel Trefcon. Quatre bâtiments identiques sont construits dans la commune entre 1950 et 1952.
Les plans de l’annexe « foyer paroissial » sont dressés par Marcel Texier. Le bâtiment abrite une salle de jeux, une bibliothèque, une salle de de catéchisme et une salle de réunion transformable en salle de cinéma. Le bâtiment est terminé en 1955.

Magasins Moulin

Les bâtiments des magasins et entrepôts Moulin, aujourd’hui occupés par l’association « CLE » et un magasin d’alimentation, s’étendaient entre la place de l’Eglise et la rue Henry (Banque). Intégrés dans l’îlot du Gras-Pré dont les rues ont été retracées et élargies, ils font partie des premiers bâtiments reconstruits à Corcieux, dès 1949.
Les plans sont dressés par les architectes Francis Massé, Roger Perrin et Aldo Travaglini et leur construction est terminée en 1950.
Les magasins Moulin s’implantent dès la fin du 19ème siècle et leurs activités commerciales se développent dans des bâtiments reconstruits durant la première moitié du 20ème siècle.

Le garage automobile

C’est le dernier bâtiment reconstruit au centre de Corcieux. Le retrait de la façade et ses formes arrondies animent la rigueur architecturale de la rue de l’Hôtel de Ville.
La construction des bâtiments qui couvrent la totalité de la parcelle commence en 1953 par le bâtiment d’habitation qui borde la rue de desserte. Elle se prolonge par l’atelier et ne se termine qu’en 1958 par la station-service. C’est l’architecte Roger Ringwald qui en dresse les plans.
Le bâtiment détruit est visible sur la photo, au bout de la rue à gauche, il abritait deux commerces.

Hôtel de ville

L’ensemble reconstruit entre 1953 et 1955 accueillait les principaux services municipaux : la mairie, la salle de justice de paix, la salle des fêtes, le logement du garde-champêtre et le casernement des sapeurs-pompiers.
Bien que ce service ait été transféré, la tour de séchage des tuyaux marque encore l’extrémité du bâtiment.
Les plans du bâtiment ont été dressés par Claude Meyer-Lévy, assisté de Francis Massé, architectes désignés par la municipalité.
L’hôtel de ville est situé à l’emplacement de l’ancien « château » des seigneurs de la Tour, transformé au cours du 19e siècle en mairie-école.

Groupe Scolaire

C’est le premier bâtiment civil reconstruit. Le chantier est confié à l’architecte F.B. de Jankowski qui dresse les plans d’un bâtiment comprenant quatre niveaux d’enseignement (maternel, filles, garçons et complémentaire) et les logements des enseignants. La première pierre est posée le 14 juillet 1952. L’école ouvre en novembre 1954.
L’ancien groupe scolaire, agrandi et transformé au cours du 19e siècle, se composait d’une école de garçons, d’une école de filles, d’un cours complémentaire et d’une salle d’asile (maternelle) Les bâtiments étaient mitoyens avec la mairie et occupaient une partie de l’ancien « château ».

Ferme Victor Colin

Ce bâtiment termine l’îlot de la Butte, qui se développe sur sa gauche jusque dans la rue Henry. Cet ensemble, au style architectural peu banal, est caractérisé par un parement de moellons de grès en rez-de-chaussée, et des linteaux cintrés aux fenêtres de l’étage. Il a été construit entre 1952 et 1953 sur les plans de l’architecte Roger Ringwald.
Ce bâtiment qui abrite aujourd’hui un commerce était une ferme dont la porte de grange a été remplacée par la vitrine du magasin. C’est le seul bâtiment agricole reconstruit à l’intérieur de la zone d’habitation en continu.

Boulangerie

Cet immeuble est caractéristique du style architectural imposé par l’architecte Roger Ringwald pour l’îlot de la Butte. Ce style est encore plus marqué aux angles de rues dotés d’un toit en pavillon avec chien assis et d’un balcon.
L’immeuble voisin porte sur son fronton la date de l’achèvement de la reconstruction de cet îlot.
Le bâtiment fait place à une boulangerie construite au cours du 19e siècle.

Commerce Gérard-Barlogis

L’architecture de l’ancien commerce de confection se démarque des habitations voisines. Le propriétaire a choisi de faire appel à l’architecte François-Boleslas de Jankoswski, qui dresse les plans d’un vaste immeuble de commerce accompagné de cinq appartements. L’ensemble est terminé en 1953 et quelques années plus tard les vitrines du commerce sont reculées de manière à dégager un passage couvert créant un effet d’arcade.

Hôtel-restaurant-Boucherie du Commerce

C’est l’architecte Roger Ringwald qui dresse les plans de cet hôtel de 15 chambres avec boucherie attenante. Bien qu’appartenant à l’opération de l’îlot de la Butte, l’immeuble n’en respecte pas les caractéristiques, son rez-de-chaussée est dépourvu de moellons de grès. Sa construction tardive (1957) en est peut-être la cause.

L’ancien bâtiment, déjà composé d’un hôtel avec boucherie, avait été reconstruit en 1888, suite à l’incendie qui avait ravagé le quartier.

Hôtel –restaurant Conti

L’ensemble était composé à l’origine d’un hôtel-restaurant-café, d’une boucherie-charcuterie et d’un salon de coiffure ainsi que de bâtiments annexes. C’est l’architecte F.B. de Jankowski, associé pour l’occasion à Francis Massé qui en établit les plans. L’hôtel-restaurant est équipé d’une salle de bar, deux salles de restaurant et de 18 chambres avec cabinet de toilette mais la salle de bains et les sanitaires sont communs. Sa construction est terminée en 1951.
L’ensemble détruit, dont l’hôtel datait du début du 20e siècle, avait les mêmes fonctions commerciales.

Perception et Office du Tourisme

C’est l’architecte Albert Bourneix qui dresse les plans de l’immeuble Colin construit en 1951. Il comprend alors une habitation et un commerce Sanal dans la partie droite. En 1953, la commune rachète la partie gauche et en fait modifier les plans afin d’y installer la perception, puis dans les années 1970 l’Office du Tourisme succède au commerce.
L’ancien immeuble construit en 1886 comportait deux commerces dont une alimentation SANAL.